Toi
Toi, ta plume est tellement aiguisée, Qu'elle lame encore plus qu'une épée, Toi, tu dégommes à grand coup d'mot, Tous les enfants d'bobo de science-po.
Toi, tu te tapes pour tes droits et ta voix, T'as des zen mie sous la croute de la haine, Veulent tous te voir cramer au feu de bois, Un peu comme une pizza à la Napolitaine.
Toi, t'es comme une verrue plantaire, En plein milieu de leurs carrières, T'es comme un vivant dans un cimtiere, Et t'as mis la trique à Vincent Geisser.
Toi, t'es un cri de craie dans leur décret, Un bruit d'metal dans leurs secrets, Comme une arête dans leurs poulets, Comme une merguez dans leur cassoulet.
Toi, ils sont loin de savoir qui tu es, C'que tu fais, c'que tu sais, c'que tu hais, T'es comme un feu d'artifice du 14 juillet, Comme un enfant à la belle de Mai.
J'pourrai noircir des tonnes de papier, A l'encre de ma haine sur fond doré, Mais j'écris, je gerbe, je rap et je slam, Et sur ce je te dis écoute bien, bon bin salam.
Anneau Nime
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