| La laîcité jusque dans nos assiettes ... ou jusque dans l’estomac de nos chères petites têtes brunes ! |
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Après les mesures interdisant aux mamans portant un foulard d'accompagner leurs enfants en sorties extra scolaire et les incompréhensions qu'elles ont suscitées, voila aujourd'hui une nouvelle tornade dirigée même si elle prend l'habit d'une thèse pseudo pédagogique et socialisante contre une frange de la population Française dont on menace d'exclure les enfants en cas de non obéissance.
Ils nous a été dit " nous servons de la viande dans l'assiette de tous les enfants mais ils ne sont pas obligés d'en manger" dans un premier temps puis dans un deuxième temps ( sans jamais les forcer bien sûr) inciterait ces enfants à goûter à cette viande ! Et ceci malgré les consignes parentales écrites. De nombreux enfants, de par leur éducation savent qu'ils ne doivent pas consommer de viande non halal et encore moins de la viande de porc. Alors en autorisant pas nos enfants à manger de la viande à la cantine, serions nous devenue de mauvais citoyens et les enfants de mauvais élèves ? Cette question vous parait scandaleuse ? Pourtant certains n'hésitent pas à répondre"oui" à la question ; prompts à juger que quelques familles par leurs exigences éducatives culinaires menacent les fondements de la République. D'où, le déclenchement dans certaines écoles et communes du plan "vigilance laïque". Désormais, on imposera à tous les enfants "le repas laïque obligatoire". Gare à eux qui n'aiment pas les haricots ou qui sont végétariens ! Pas question de laisser un quelconque terrain libre aux anti-républicains notoires !! La laïcité doit s'immiscer même dans le plus petit replis ...... de nos estomacs ?
Cette requête toute simple n'a pas été prise en considération car on continue d'imposer de la viande dans l'assiette des enfants de confession musulmane. En effet, l'Islam, tout comme le Judaisme d'ailleurs, interdit non seulement la consommation de porc mais aussi celle d'animaux non sacrifiés selon le rite de Moise, c'est- à- dire non "Kasher" et non "halal". Or, il se trouve que les cantines communales ne se conforment pas au respect des cultes garanti, pourtant, par la Constitution de la République Française. Pis encore, ils tentent d'imposer une consommation non conforme aux rites religieux et d'obliger les enfants pratiquants à s'y plier. Aussi, pareilles pressions occasionnent-elles aux élèves ainsi qu'à ceux qui en ont la charge, mal-vie et souffrance.
« Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. ».
- ne portent aucunement atteinte au principe de laïcité et qu'au contraire elles le confortent. - Ne sont aucunement opposé aux textes et lois en vigueur puisqu'elles s'en revendiquent. - permettent l'expression pleine et intégrale de la liberté de culte.
Farida H.B
« Le principe de la laïcité de l'enseignement qui est l'un des éléments de la laïcité de l'État et de la neutralité de l'ensemble des services publics, impose que l'enseignement soit dispensé dans le respect d'une part de cette neutralité par les programmes et par les enseignants et d'autre part de la liberté de conscience des élèves ». L'arrêt ci-dessus invoque clairement le droit pour les élèves d'exprimer leur religion sachant que pour cela, le Conseil d'Etat avait pris en compte, très justement d'ailleurs : - La Constitution et notamment son article 2 lequel, inclus dans les Principes fondamentaux de la République , affirme que l'Etat est laïc mais qu'il permet la liberté des cultes, - La Convention européenne des Droits de l'Homme de 1950 (article 9 §1), - le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 (article 18§1) où « la liberté de religion implique la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement en public ou en privé » A ces textes intérieurs il faut ajouter également les internationaux et notamment : - la résolution de l'ONU 36/55 du 25 Novembre 1981, précisant que « la liberté religieuse est notamment celles de pratiquer un culte...au niveau national et international.. » - la Déclaration des Droits de l'Homme dans son article 18 stipulant : « Toute personne a droit à la liberté de penser, de conscience, de religion ; ce droit implique la liberté... de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques les cultes et l'accomplissement des rites ». En conséquence, le Conseil d'État mit clairement en évidence la liberté de culte. Il affirmait, donc, un principe fondamental de l'école laïque formulé par la loi du 10 juillet 1989 et donnant aux élèves « le droit d'exprimer et de manifester leurs croyances religieuses à l'intérieur des établissements scolaires dans le respect du pluralisme et de la liberté d'autrui et sans qu'il soit porté atteinte aux activités d'enseignement, au contenu des programmes et à l'obligation d'assiduité ». L'avis du Conseil d'État n'était aucunement consultatif ; il avait une valeur obligatoire et faisait jurisprudence.
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Ton combat est le mien
Ils l'ont dit

"L'idéal c'est quant on peut mourir pour ses idées,la politique c'est quant on peut en vivre"
Deux poids... sur mesure
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