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Beaucoup de nos concitoyens, particulièrement les nouvelles générations, semblent ignorer le rôle et l’immense sacrifice des soldats africains toutes origines confondues, lors de la première guerre mondiale.
Ces soldats en très grande majorité musulmans constituaient la presque totalité de l’Armée d’Afrique.
Aucune cérémonie spécifique et régulière ne commémore leur participation à ce conflit.
Pourtant, ces « oubliés » de l’Histoire ont contribué à marquer le court des événements mondiaux.
Des hommes auxquels la France et, avec elle, l’occident doivent beaucoup.
L’Armée française est née en Algérie. La plus ancienne unité est celle des Zouaves, viendront ensuite les Spahis, les Régiments de Travailleurs et les Goumiers, sans oublier la Légion étrangère créée à Sidi Bel- Abbés.
Les soldats musulmans sont engagés à partir du Second Empire dans de nombreux conflits : Campagne de Crimée 1854-1856, Campagne d’Italie en 1859, guerre franco prussienne 1870-1871. Ils participeront de façon massive aux deux guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945 et serviront en Indochine et en Algérie.
L’ensemble de ces guerres a coûté 1 million de vie humaine à l’armée d’Afrique.
Pourtant aujourd’hui encore, tout écolier français qui feuillette ses manuels scolaires d’histoire n’en trouvera guère qui mentionneront les exploits de ces hommes.
Il ne s’agit pas de refaire ici l’histoire de ces régiments d’Afrique mais de rappeler sommairement leur participation à la « drôle de guerre ».
Durant la guerre 14-18 les soldats musulmans de l’Armée d’Afrique sont engagés dès le départ en août 1914. Pas moins de 32 bataillons sur 40 existants en Afrique du nord avaient été envoyés en France.
Les Zouaves, les Tirailleurs défilent dans Paris pour donner confiance aux parisiens. Mais rapidement ils sont lancés dans les combats où ils ont largement dépassés les espérances qu’on avait pu fonder sur eux. Leur héroïsme évite un plus grand désastre. Mettant fin à la dure retraite à 300 km des troupes françaises, ils respectèrent sans faille l’ordre du général Joffre avant la bataille de la Marne. Les termes de ces ordres ne sauraient être trop souvent reproduis :
« Une troupe qui ne pourra plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer ».
Lors de cette fameuse bataille de la Marne, les soldats de l’Armée d’Afrique essuient les premiers coups de feu le 05 septembre 1914. Ils furent engagés selon le général Juin : « En spéculant uniquement sur leur bravoure et leur esprit de sacrifice, sans leur accorder le soutien d’un seul groupe d’artillerie de campagne »
Leur discipline, leur bravoure, leur sacrifice contraignent l’impétueuse armée de Van Kluck à faire demi tour et à abandonner la prise de Paris alors qu’elle ne se trouvait qu’à 40 km de la capitale.
C’est la première retraite de l’armée Allemande. La bataille de la Marne est gagnée. Les forces de l’Armée d’Afrique ont cruellement souffert des hécatombes. Le chef allemand Von Kluck écrira dans ses mémoires : « Que des hommes couchés par terre et à demi morts de fatigue puissent reprendre le fusil et attaquer au son du clairon, c’est là une chose avec laquelle nous n’avons jamais appris à compter, une possibilité dont il n’a jamais été question dans nos écoles de guerre. »
Après la Marne et l’Yser, les régiments d’Afrique sont de toute les offensives : Artois mai et juin 1915, Champagne 25 septembre 1915, la Somme 1916, Verdun 24 octobre et 15 décembre 1916, et 20 août 1917, La Malmaison octobre 1917, puis en 1918 de toutes les batailles de la campagne de France.
Sur le chemin des Dames et à Verdun, les actions de l’Armée d’Afrique sont glorieuses.
Le fort de Douaumont est repris par les régiments d’infanterie coloniale du Maroc, le 4ième régiment de Zouaves, le 4ième Régiment mixte de Zouaves Tirailleurs et le 8ième régiment de tirailleurs Algériens. Le père Teilhard de Chardin, jeune brancardier au 8ième R.T.A a jugé cette bataille en se demandant : « Je ne sait quelle espèce de monument le pays élèvera plus tard en souvenir de cette lute ».
Sur les 450000 hommes de l’Armée d’Afrique près de 200000 étaient des musulmans Algériens, 5000 tunisiens, 35000 marocains, 13000 sénégalais, 30000 malgaches, 40000 indochinois et 3000 somalis.
Pour les pertes Algériennes, on parle de 56000 morts, 80000 blessés, 9000 mutilés.
La commune de Gouraya en Algérie revendique le douloureux honneur d’être la commune de France à l’époque ayant perdu proportionnellement le plus grand nombre de ses enfants.
Il se peut même que le soldat inconnu reposant sous l’Arc de Triomphe soit l’un d’eux.
A la fin de la première guerre mondiale, les emblèmes de l’Armée d’Afrique brillaient d’honneur bien gagnés : Les dix palmes, la fourragère double rouge et verte méritées par le Régiment d’infanterie coloniale du Maroc en faisait le régiment le pus décoré de France.
Puis sur les 21 régiments s’étant vu décernés 6 citations de l’ordre de l’armée, pendant la guerre de 14-18, on trouve 9 corps de l’armée d’Afrique.
Malheureusement, cette histoire reste méconnue de l’ensemble de l’opinion publique et n’est toujours pas enseignée. Pourtant la France doit remplir ses obligations à l’égard de ceux qui l’ont servi avec honneur. Un pays quel qu’il soit doit être comptable des souffrances et des sacrifices qu’il impose à ses citoyens.
La commémoration des soldats de l’Armée d’Afrique doit s’inscrire dans les traditions de la République car elle rappellera à la nation que la présence et l’origine des Français musulmans en France est fort ancienne et qu’ils ont remplis à son égard les obligations les plus terribles, mais aussi les plus nobles, celle des sacrifices et du sang versé pour sa liberté.
Devant le racisme et les exclusions de toute sorte qui envahissent notre société et qui touche de plus en plus à la communauté musulmane de France, et devant les troubles internationaux, il est crucial de faire appel à la mémoire et au souvenir de l’Histoire de France.
Le Général De Montsabert a écrit à propos de l’Armée d’Afrique :
« C’est une œuvre dont nous serons éternellement fiers »
L’Armée d’Afrique 1830-1962.
Direction Général R.Huré
Editeur : Charles Lavauzelle-Paris 1977
- Une discrimination à l’embauche, au logement, à l’éducation et dans les relations administratives qui ne se cache plus.
- Des villes à deux vitesses où les plus défavorisés restent parqués dans la périphérie des laissés pour compte.
- Après des années d’humiliation dans des logements de promiscuité, des familles de référence afro maghrébines qui subissent le cynisme des élus à travers une politique de ghettoïsation qui continue à les parquer dans des habitats précaires à la limite du refuge.
- L’insécurité et la violence qui concernent d’abord et avant tout les quartiers les plus pauvres et leurs habitants.
- La ségrégation ethnique et sociale dans les établissements scolaires où la couleur de peau, et l’origine sociale déterminent plus le futur professionnel que les résultats scolaires.
- Des établissements ghettos qui concentrent difficultés sociales, échec scolaire et violences au quotidien.
- Des élèves étudiants, discriminés au faciès, qui ne trouvent pas d’entreprise qui acceptent de leur offrir un stage imposé par l’éducation nationale et qui, de ce fait, sont pénalisés gravement dans leur moyenne scolaire et leur avenir.
- Le mépris et la violation des droits des populations de référence afro maghrébine en général et musulmanes en particulier, dans les administrations et les services publics.
- Un accès aux soins qui n’est plus assuré pour les plus démunis.
- Le traitement islamophobe et négrophobe banalisé.
- Des politiques de la ville très loin des réalités de certains quartiers.
- Les jeunes et moins jeunes, chômeurs à plus de 40% dans certains quartiers défavorisés.
- Les contrôles policiers intempestifs à l’endroit des jeunes dont le seul crime est souvent la couleur de leur peau ou leur tenue vestimentaire.
- Une haine qui, sous couvert de liberté d’expression, est déversée au quotidien sous le support de toute la variété des moyens audiovisuels à l’endroit des principes spirituels des musulmans.
- LA DISCRIMINATION
Les politiques préconisées aujourd’hui s’éloignent de plus en plus des solutions d’où émanera une véritable cohésion nationale.
Des idéologies pernicieuses, offensives, agressives, visant l’éclatement du projet démocratique lui-même et son ambition d’égalité, font leur chemin sans rien épargner.
Notre vue de la République, du rôle des associations et des syndicats n’est pas différente de celle de nos concitoyens jaloux des principes qui ont fait de la France ce qu’elle fut durant de longues années : un attachement à l’état de droit, la protection de l’individu dans toutes ses dimensions, le pluralisme de l’information, l’accession de tous à un pouvoir d’achat raisonnable ...liberté d’association...liberté de circulation.
Une frange non négligeable de français a le « secret espoir » d’accéder à une égalité devant la loi tout simplement.
Par le vote aux différentes échéances électorales auxquelles nous nous présentons, toutes celles et ceux qui nous accordent leur suffrage tentent, coûte que coûte, de réintégrer cette citoyenneté usurpée.
- LA DISCRIMINATION ETHNIQUE EN MILIEU SCOLAIRE
Nos enfants sont les citoyens de demain c’est pourquoi un travail d’urgence sur l’école s’impose, à commencer par une lutte sans merci contre la discrimination ethnique ; question restée tabou jusqu’à ce que certains sociologues s’y penchent et lèvent le voile sur la question gênante et dérangeante de la ségrégation ethnique en milieu scolaire.
Comment dire de l’institution scolaire qu’elle est facteur de ségrégation alors qu’une de ses vocations est d’être un « puissant facteur d’intégration » ?
Comment peut on revendiquer l’attachement à la république, à ses valeurs, et dans le même temps tenir des discours ou avoir des actes différents par rapport aux élèves issus des classes défavorisées ou qui ont « le tort » de porter des noms à consonance non européenne ?
Sans parler des discours critiques à l’égard du système éducatif ; critiques qui s’habillent d’une analyse ethnique des programmes et de propos ségrégatifs, révisionnistes, voire racistes.
- LA DISCRIMINATION A L’EMPLOI
Le taux de chômage des jeunes diplômés issus de l'immigration est trois fois plus élevé que celui de la moyenne nationale.
Mais la discrimination ne cesse pas nécessairement après l'embauche d'une personne de référence non européenne. Elle peut prendre différentes formes au sein de l'entreprise. Les tâches peuvent être "ethnicisées" : au même niveau de diplôme, certains occupent des postes moins qualifiés (et donc moins rémunérés) que les jeunes de référence européenne. Une personne de référence non européenne ne bénéficiera pas des mêmes augmentations de salaire que ses collègues effectuant le même travail et sera systématiquement écartée de toute promotion dans l'entreprise...
Une enquête du Bureau International du Travail (BIT) confirme l’ampleur du racisme à l’embauche en France.
Selon le BIT quatre fois sur cinq, un candidat « d’origine hexagonale ancienne » est favorisé par rapport à un demandeur d’emploi français d’origine africaine.
9/10ème de la discrimination globale, indique ce rapport, est enregistrée avant même que les testeurs ne soient reçus en entrevue. Au total, toujours selon le BIT, seulement 11% des employeurs « respectent tout au long du processus de recrutement une égalité de traitement entre les candidats candidat (es) ».
- LA DISCRIMINATION AU LOGEMENT
Jusque dans les années 70 les logements sociaux étaient « réservés » aux classes moyennes, les étrangers occupant plutôt les foyers, bidonvilles et autres habitats précaires.
Mais, politique de résorption de ces logements vétustes oblige, ces populations commencent à être relogées dans ces grands ensembles jusqu’alors réservés aux classes moyennes de référence européenne.
C’est d’ailleurs ainsi que ces grands ensembles délaissés petit à petit par ces mêmes classes, vont commencer à se dégrader.
En plus de cette dégradation et de la ghettoïsation de ces quartiers, les attributions de logement vont aussi prendre une tournure arbitraire du fait de la façon dont seront traités certains dossiers de demande de logement.
En effet, l’existence de refus en raison de l’origine ou de la nationalité du demandeur de logement, ou l’usage de fichiers ethniques par les organismes HLM, est connue. (Les discriminations raciales et ethniques dans l’accès au logement social, Note du Groupe d’études et de lutte contre les discriminations (GELD), n° 3, Paris, GIP GELD-114, 2001).
Les organismes HLM, gestionnaires d’un certain patrimoine, ont progressivement « confisqué » ce contingent, de même que celui des communes, afin d’y loger les candidats de leur choix. Afin de s’en servir comme un levier d’action décisif. (cf. les municipalités qui privilégient les ménages susceptibles de voter pour elles).
Pour que « modèle français d’intégration » retrouve son sens, des réformes urgentes susceptibles de réaffirmer la prévalence des règles de droit face à une discrimination basée sur des interprétations subjectives et racistes, s’impose.
- L’ INTEGRATION
Le MCD combat d’entrée l’idée d’une intégration supposée pour les jeunes de référence afro maghrébine.
Le mot « intégration » qui était pourtant à l’origine destiné à des populations étrangères qui se devaient d’intégrer les diverses us et coutumes sociales et civiques afin d’évoluer dans leur nouvelle terre d’accueil, sert, depuis peu, de nouvelle barrière sociale à de jeunes français.
C’est, nous dit on, aux jeunes des banlieues qui sont pour la plupart nés français, qui ont fréquenté les écoles de ce pays et qui sont usagers de l’ensemble des institutions françaises de s’intégrer !
Ce qu’il faut comprendre dans l’utilisation détournée de ce terme, c’est la stigmatisation organisée de la jeunesse des banlieues. Une machine médiatique négativiste associée à une ghettoïsation imposée à certaines ethnies, sert de fond de commerce aux chantres de l’intégration.n
Nous en avons pour preuve le forum de « La réussite des français venus de loin » organisé à l’initiative du Haut Conseil à l’Intégration, le 11 décembre 2004 à l’Assemblée nationale.
Cette manifestation avait pour objet de récompenser des personnes, de nationalité françaises issues de l’immigration, s’étant distinguée par un parcours professionnel, une initiative ou une œuvre prometteuse.
Elle voulait aussi rendre hommage au succès, « incontestable mais trop souvent déniés ou passés sous silence, des français venus de loin ».
Neuf domaines ont été choisis pour illustrer cette réussite : civisme, entreprise, action sociale, recherche, littérature et sciences humaines, médias, mode et design, création artistique et sport.
Parmi les distingués dans ce palmarès, l’actrice Isabelle Adjani, le chercheur en mathématique au CNRS Hatem Zaag, le danseur étoile Kadr Belarbi et du judoka Larbi Benboudaoud, mais aussi un jeune président d’association skieur de haut niveau, un commissaire de police…Au total, 38 français « issus de l’immigration » ont été récompensés.
Question : Comment peut on être d’origine étrangère lorsque l’on est né français de parents nés français, comme ces personnalités précédemment citées ?
En revanche, nous aurions aimé voir, parmi les récompensés, Manuel Vals député de l’Essonne, Raymond Forni, ancien Président de l’Assemblée nationale , qui eux ont été naturalisés français à l’age de 18 ans !
Pourquoi n’avoir pas invité Nicolas Sarkozy d’origine Hongroise, Devedjian, etc.… ?
Par cet événement, on conditionne ainsi les gens à penser que « l’intégration » dépend uniquement de l’investissement de la personne concernée comme si ceux qui dirigent les institutions étaient sans reproche : à celui « qui veut s’intégrer », de travailler, de faire des efforts, même si c’est plus que son voisin, parce qu’il n’y a pas de discrimination, pas de rejet, que tout le monde, en fait, est logé à la même enseigne. Que réellement, la distinction ne se fait qu’en vertu du mérite et du talent…
Le MCD dénonce l’organisation, l’orchestration et la pratique d’une discrimination entre les français de référence européenne et les français de référence non européenne, notamment ceux de référence afro maghrébine.
Ces derniers sont l’objet d’une mise à l’écart sociale, politique, administrative, culturelle et économique.
Des volontés malveillantes voudraient que la population ne les considère pas comme des citoyens à part entière : un statut d’invité est en train d’être imposé…
De là, ces appellations abusives qu’on leur colle définitivement à la peau : « d’origine immigrés », « maghrébins », « d’origine étrangère », « beurs », quand ce n’est pas leur appartenance religieuse réelle ou supposée, qui est constamment mise en avant : « musulmans ».
Lorsque certains parmi eux veulent entreprendre d’une manière indépendante, dans l’action associative ou politique, ils sont taxés de « communautaristes » parce qu’il est indispensable que « Eux » soient en position de leader !!! La place des « gens de référence... » étant derrière ou mieux, cachée.
Le mot communautariste n’est jamais utilisé contre les organisations politiques traditionnelles dont les états majors, les élus (mise à part quelque cas folkloriques sur scrutin à listes) sont uniquement de référence européenne.
Il n’est pas non plus employé pour des partis (que je l’on n’ose plus qualifier d’ »extrémistes » depuis que l’UMP le PS ou l’UDF ont voté la loi d’exclusion du 15 mars 2004), tels que le FN ou le MNR qui prônent carrément la préférence ethnique.
Il n’est pas utilisé non plus pour les mouvements « autonomistes » corses qui, eux, rejettent toute les catégories de français en exaltant la « corsitude ».
Non, le « communautarisme c’est l’ailleurs d’un indigène qu’on veut lui imposer.
Une autre expression qui est en train d’émerger : « le commerce ethnique ».
Quand des personnes de référence afro maghrébines se lancent dans la création d’entreprises (le plus souvent parce qu’ils ne peuvent être salariés en raison de la discrimination à l’embauche), on parle alors de « commerce ethnique ».
Attention, rien à voir avec le restaurant de spécialités alsaciennes et auvergnates !!
En fait, la qualification de « communautariste » et de « commerce ethnique » est fonction du profil du dirigeant.
L’emploi du terme « intégration » porte en lui-même ce contre quoi nous nous battons : l’exclusion.
En parlant d’intégration, on laisse entendre que les populations visées ne sont pas intégrées et, de fait, on les exclut de la communauté nationale.
Les gouvernements de droite comme de gauche qui se sont succédés ces trente dernières années, ont usé et abusé de ce terme pour montrer qu’ils se préoccupaient du sort des populations immigrées et leurs enfants, et voilà, ironie du sort, que l’un des derniers rapport officiel relatif à l’intégration épingle les politiques menées par ces derniers et révèle au grand jour leur échec.
- LA SACRO SAINTE LAICITE
Certains d’entre nos élus ont fait l’objet d’intenses pressions de toutes sortes afin que le gouvernement en vienne à proposer une Loi interdisant le port d’un foulard, recouvrant la chevelure, par des françaises de confession musulmane, à l’école et dans la fonction publique.
Je dis « certains » car nous savons que pour beaucoup d’entre eux, leur idée est faite sur la question, soit par une déficience de volonté, soit par un parti pris délibéré.
Les penseurs et les acteurs de la discrimination, notamment par une dénaturation du sens de la notion de LAICITE, ont réussi à polluer les esprits de millions de nos concitoyens et à installer le poison de la discorde dans le but de saper la cohésion nationale.
La Constitution française, dans son article premier, pose deux principes essentiels :
- « la France est une République laïque. »
- « Elle respecte toutes les croyances. »
La laïcité, c’est la neutralité de la république en matière de religion. Dans son expression législative, judiciaire et exécutive, la république est laïque. Ce n’est pas au nom d’une religion qu’elle légifère, juge ou administre : c’est au nom du peuple français.
La république respecte toutes les croyances dans le sens où chacun est libre de croire et de pratiquer son culte, ou de ne pas croire, sans être inquiété pour cela.
L’état des personnes est protégé.
Ce qui leur est demandé, en revanche, en certains lieux et certaines fonctions, c’est l’observation d’une stricte neutralité dans leur action. Pour le respect d’autrui, la propagande (prosélytisme) est interdite. Cette dernière peut-être directe ou indirecte, notamment par l’affichage ou le port de « signes ».
Et c’est sous ce vocable « signe » qu’est présenté le foulard.
Une question mérite d’être posée : comment identifier un « signe » entrant dans le domaine du prosélytisme et donc, par là même, mettant en cause le principe républicain de laïcité, lorsque qu’il est présent dans certains lieux et certaines fonctions à préserver, justement, de telles manifestations ?
Dans le cas de figure qui nous intéresse, « le signe religieux » litigieux, permettant son interdiction, doit absolument avoir un caractère facultatif par rapport à la pratique inhérente de la croyance.
Par exemple : des pendentifs religieux aux dimensions excessives, des images et affiches apposées sur les outils, sur les murs des salles et bureaux etc.…
En aucun cas une « prescription religieuse » ne peut entrer dans ce cadre et être assimilée à un « signe ostentatoire ».
En effet, la prescription religieuse est inhérente à la croyance et à la pratique du culte, donc protégée par la Constitution.
Le Conseil Français du Culte Musulman, installé par l’Etat Français, a très récemment rappelé que le port d’un foulard couvrant la chevelure des femmes est une prescription religieuse.
D’ailleurs, il est utile de préciser que cette prescription religieuse est identique dans les trois grandes religions monothéistes : tombée en quasi désuétude chez les chrétiens catholiques, hormis chez les « sœurs » et dans les zones rurales d’Espagne, d’Italie et de Grèce (Mme Chirac a quand même dû se présenter voilée devant le Pape), rigoureusement observée chez les israélites pratiquantes ( port de casquettes, foulards ou perruques), elle semble plus répandue chez les musulmanes (foulards).
Si le port du foulard est assimilé à un « signe », alors le fait, pour des élèves de confession israélite ou musulmane, de refuser de consommer de la viande de porc à la cantine doit-il être considéré également comme un « signe ostentatoire » alors qu’il s’agit d’une prescription religieuse ?
Par extension, verrons-nous des enseignants refuser de prononcer les noms de certains de leurs élèves, noms à connotation musulmane (Mohamed, Ahmed, Abdellah etc.…), en soulevant une clause de « liberté de pensée laïque ? »
Quand on « ouvre la boîte à pandore », il faut s’attendre à tout !
En effet, soyez assurés qu’une Loi interdisant une prescription religieuse, se basant sur une dénaturation du sens réel de la Laïcité, sera retournée et servira à une guerre idéologique à outrance : Il n’y aura plus un seul sapin de Noël dans les écoles, mairies, préfectures, ministères ou à l’Elysée ! Plus un élève ne chantera les chants de Noël, ne fera des crêpes à la Chandeleur…
Et Monsieur le Président de la République ne fêtera plus « la galette des Rois ».
Ensuite, ce sera la remise en cause des jours fériés à caractère religieux etc.…
Est-ce vraiment ce qui est recherché ?
La France doit garder son héritage historique et culturel. Oui, la France s’est forgée dans des valeurs chrétiennes et même si vivre dans un monde nouveau implique qu’il faut penser d’une manière nouvelle, la France doit garder son « cachet ».
Mais la France, c’est encore plus que cela : ce sont des femmes et des hommes d’horizons divers et variés, de confessions qui paraissent différentes mais qui sont si proches intrinsèquement, qui, unis et regardant dans la même direction, feront encore plus que gagner une coupe du monde de football.
NOS FONDAMENTAUX
RESPECT, EGALITE, DIGNITE
Ce sont les trois conditions sans lesquelles la Liberté ne pourra s’exercer, ni le droit être respecté.
Il est le fondement incontournable du vivre ensemble dans une certaine paix sociale.
Le MCD milite donc pour le respect, l’égalité et la dignité des français mais aussi de tous les citoyens et de tous les peuples à travers le monde.
NOTRE PROJET POUR LA FRANCE
Une France à deux, voire à trois vitesses, s’est définitivement dessinée sous nos yeux atterrés.
Nous assistons, impuissants, à l’effritement pour ne pas dire à l’effondrement du système éducatif dont les premières victimes sont les enfants des plus démunis.
La croissance économique peut être présente dans certains secteurs, mais loin de bénéficier à tout le monde elle ne fait au contraire qu’amplifier les fossés qui existent entre les citoyens.
Le MCD base sa réflexion, son action et ses propositions sur les principes énoncés par la « déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 »
Art. 2. -
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
La France doit assurer à ses citoyens leur liberté d’expression, respecter leurs croyances, garantir la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national par une action ferme, proportionnée, sans démagogie et sans s’engager dans un processus visant à trouver un prétexte à diminuer voire supprimer les libertés fondamentales.
Art. 6. -
« La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. »
C’est ce que fait concrètement le MCD en participant aux élections et au débat politique.
« Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ».
Le MCD propose, pour respecter ce principe, d’abroger toutes les lois réprimant des formes spécifiques de racisme et de discrimination qui surprotègent certains groupes sociaux par rapport à d’autres, entraînant de ce fait une inégalité flagrante entre les citoyens. Il s’agit de reformuler une loi générique réprimant toutes les discriminations et actes de violences basés sur la race, l’origine, la nationalité, le sexe, le handicap. La mise en place d’un dispositif judiciaire appuiera cette action avec un magistrat de Parquet dans chaque département chargé exclusivement de poursuivre ce type de délit (dans les media, les administrations, l’emploi, le logement, le loisir...). Le racisme est un poison qui touche aussi bien la victime que son auteur, en le déshumanisant, et, surtout, cela est la cause principale d’une atteinte à la cohésion nationale.
Le MCD demande également le maintien des droits sociaux des détenus afin de rompre le cercle vicieux de la « pauvreté –prison » et favoriser la réinsertion des intéressés. « La prison est la privation de la liberté et rien d’autre » comme l’a dit en son temps un ancien Président de la République.
« Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »
LE MCD plaide sans relâche pour une réelle mixité sociale à tous les échelons de la société, sans « discrimination positive », uniquement en laissant leur chance aux candidats et donc en instituant une déontologie républicaine aux chargés de recrutement.
Le MCD plaide pour une école publique, sanctuaire républicain, qui offre un socle de connaissances commun à tous et une véritable égalité de chance devant l’instruction. Pour une école de qualité qui échappe à tous les groupes d’influence (économique, politique et médiatique) qui investissent chaque jour un peu plus le champ scolaire.
Pour une valorisation réelle de l’étude des langues et civilisations humaines qui sont autant de richesses pour les populations diverses et variées que constitue la France.
Art. 10. -
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.
Le MCD demande l’abrogation de la loi du 15 mars 2004, interdisant l’accès à l’école des jeunes filles françaises de confession musulmane pourtant le foulard, et une intervention ferme de l’Etat pour qu’il ne soit pas fait obstacle à l’accès à l’emploi pour ces mêmes personnes.
Le MCD s’engage à faire sienne la lutte pour l’abolition de toutes les lois qui restreignent la liberté de pensée, la liberté d’expression et la liberté de pratique et qui contribuent à l’instauration d’une pensée unique imposée comme modèle.
« Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m’aimer mais il est important qu’elle lui interdise de me lyncher ».
Pasteur Martin Luther King
NOTRE PROJET POUR L’EUROPE
Nous sommes plus que jamais en droit de nous demander quel avenir pour l’Europe.
Qu’en est il de cette Europe qui se voulait assez puissante pour peser dans l’échiquier international aussi bien au niveau géopolitique, qu’économique face notamment à une hégémonique américaine méprisante ?
Qu’en est il de cette croissance économique qui n’arrive toujours pas ?
Crise conjoncturelle pour les uns, crise plus profonde pour les autres.
Le MCD
- Pour exiger par une directive européenne contraignante (par la mise en place d’un comité exécutoire), que les états de l’Union s’engagent solennellement à lutter contre toutes les formes d’exclusion et de discrimination au sein des institutions administratives, judiciaires et politiques.
- Pour défendre les acquis sociaux et les services publics à l’échelle européenne. (par la proposition d’un protocole additif à la charte européenne des droits sociaux et économiques, qui permette une amélioration, nivelée par le bas, des acquis sociaux mais jamais leur remise en cause.)
- Pour une harmonisation intra et extra communautaire afin que les travailleurs, quelque soit leur lieu de résidence dans l’UE, jouissent de garanties salariales et sociales et pour que la résorption du chômage soit au cœur des préoccupations. (par l’instauration d’un SMIC européen adapté au PIB de chaque Etat et par une réduction de l’emprise de l’OMC sur les politiques économiques et sociales des états membres en renégociant notamment les traités contraignants relatifs : à l’environnement, à l’économie et à l’agro alimentaire).
- Pour une école publique, sanctuaire républicain, qui offre un socle de connaissances communes à tous et une véritable égalité des chances devant l’instruction.
Nous avons le moyen notamment à travers notre participation aux élections européennes, de bloquer ces dérives et de dire que nous exercerons toute notre vigilance pour préserver l’Indépendance de l Europe et renforcer l’esprit qui est à l’origine de sa création.
L’Europe de demain doit être une Europe qui impose à tous ses membres la défense des acquis sociaux.
L’Europe de demain doit être une Europe qui œuvre pour une harmonisation du commerce international afin que les entreprises qui se délocalisent hors d’Europe assurent une juste couverture sociale à leurs employés.
L’Europe de demain doit être une Europe qui facilite l’accès à l’éducation et qui encourage la diversité culturelle.
L’Europe de demain doit être une Europe qui opte pour son élargissement à la Turquie et à la Bosnie.
L’Europe de demain doit être une Europe qui prend clairement position pour la défense de la Légalité internationale en soutenant notamment les peuples spoliés de leur droit (Palestiniens – tibétains - tchétchènes) et de leur souveraineté, et qui sanctionne politiquement et économiquement les Etats oppresseurs qui agissent en violation des internationales.
L’Europe de demain doit être une Europe qui agit pour une solidarité économique internationale et une action humanitaire dans le respect des identités culturelles.
L’Europe de demain doit être une Europe qui travaille pour que la gestion de l’environnement planétaire, des richesses, des ressources vitales ( eau- air – végétation) soit conduite d’une manière humaine et n’obéisse pas uniquement à une vision marchande et d’accumulation des produits.
Nous sommes pour une Europe unie autour de valeurs communes et prête à devenir un pole de développement et de compétitivité majeurs, un carrefour commercial incontournable, qui trouve sa place dans les nouvelles plateformes boursières mondiales.
Toutefois, l’Europe doit montrer la voie à ses partenaires du reste du monde quand à une alternative en faveur d’un libéralisme éclairé, pondéré, écologiquement durable luttant au mieux contre les injustices sociales. En somme, un modèle de pérennité économique et sociale porteur pour toute et tous d’espoir et d’espérance en un avenir meilleur.
L’Europe de demain, ce sera une entité politique et diplomatique capable de faire face aux défis du XXI me siècle. La nouvelle configuration de la géopolitique mondiale imposera en effet la nécessité pour l’Europe de se montrer à la hauteur des enjeux mondiaux, de persévérer dans la voie de l’effort du dialogue et de médiation afin de trouver une issue au conflit israélo-palestinien et garantissant le droit au retour des réfugiés.
SUR LE PLAN INTERNATIONAL
C’est la consternation générale et les frustrations se multiplient.
En résumé, impunité d’un côté, désastre humanitaire de l’autre.
« Faites ce que je dis, mais je vous interdis de faire ce que je fais ... »
Tel est le nouveau principe qui semble avoir balayé les valeurs universelles qui ont fait à une époque la grandeur de certaines nations.
Non respect des valeurs démocratiques pour tous, et pratique du « double standard » par des Etats sensés incarner les principes de défense des droits de l’Homme dans le monde.
Des Etats forts de leur supériorité militaire, et de l’impéritie de l’ONU,
La résolution du problème des réfugiés doit être la pierre angulaire de toute tentative de paix au proche orient.
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